Est-ce vrai que la majorité des Libanaises sont occupées «avec les copines» à l’heure du déjeuner «quand les enfants rentrent de l’école?
» Mais de quelle société parlons-nous donc? D’une poignée de femmes désœuvrées et irresponsables? Sont-elles représentatives de toute une société?
Cessons de nous auto flageller!
Pourquoi faire l’impasse sur toutes celles qui attendent patiemment à la porte des collèges pour récupérer leur petit?
Pourquoi ne pas mettre en avant ces mères de famille, et elles sont nombreuses, qui assument avec courage leur vie professionnelle et familiale pour pouvoir offrir le meilleur à leur progéniture, malgré les temps difficiles?
Faut-il rappeler que les «ex-enfants surprotégés» parviennent à réussir brillamment dans les universités les plus prestigieuses du monde? Ne faut-il pas rendre aussi hommage à tous ces jeunes qui se démènent pour décrocher un petit boulot qui leur permettra de régler leurs frais de scolarité?
Établir un inventaire de tous les malheurs et préoccupations réels de ces tranches croissantes de la société qui n’ont jamais reçu de «cadeaux» et qui n’ont pas les moyens d’en faire, serait fastidieux…
Malgré nos défauts et nos médiocrités, nous ne méritons pas d’être taxés d’enfants gâtés! Vraiment pas.
Ghada Baraghid










