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Alep À.Elles.Eux.Paix*

Alep À.Elles.Eux.Paix* D.R.

Hommage par le texte et la photo à la ville martyre

À l’heure où il fait nuit sur Alep qui n’est plus que destruction et mort, les éditions Noir Blanc Etc… ont réuni dans un recueil des photographies inédites immortalisées par l’objectif de Ammar Abd Rabbo qui a demandé à des amis d’Alep de choisir une photo et de la commenter. Intellectuels, journalistes, politologues, écrivains, amoureux d’Alep, ont répondu à cet appel.

Ce recueil est une photographie d’Alep aujourd’hui, avec les peurs des uns et les espoirs des autres. Le coup de projecteur de Ammar Abd Rabbo, photographe syrien à la renommée internationale, est d’autant plus précieux qu’il porte un regard à la fois personnel et tendre sur la ville phare de son pays, l’une des plus vieilles villes du monde à avoir été constamment habitée (depuis le VIème millénaire av. J.-C.) grâce à son emplacement stratégique du double point de vue militaire et commercial entre la mer Méditerranée et la Mésopotamie. D’ailleurs, le centre de la ville a été classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1986. Ce centre-ville est aujourd’hui en ruines. «Alep À.Elles.Eux.Paix» est dédié à tous les habitants de cette sublime ville.

DES PHOTOS POUR RACONTER…
«Pendant longtemps, et pour beaucoup, Alep était une contrée lointaine. Une étape sur la route de la soie. On retenait son savon, parfois sa citadelle… Son nom évoquait un souk, des épices, peut-être un tapis volant. Elle pourrait être Bagdad ou le Caire… Mais depuis quelques années, Alep «la Sublime» est associée à des mots violents: siège, destructions, bombardements, groupes armés et barils de poudre», confie Ammar Abd Rabbo. «De mes voyages dans cette violence, on me demande souvent ce que j’ai vu. On insiste pour savoir ce que j’ai vu «vraiment», comme si mes photos ne racontaient pas assez! Les pages de ce livre balancent entre humour noir et présentation de la ville à travers ceux qui ne sont pas (encore) partis… Hélas, beaucoup de ceux que vous verrez dans ces photographies ont été tués, enlevés ou ont dû se résigner à l’exil… En pensant à eux, je signe ces pages, qui sont un cri. Un cri d’amour à une bien-aimée blessée, mais aussi un cri pour vous – pour nous – réveiller! Et de rappeler qu’il ne faut jamais cesser de dénoncer ce qui se passe à Alep, et à travers Alep, ce qui se passe en Syrie.»
Le livre s’ouvre sur la citadelle d’Alep, monument éternel autour duquel s’articule la ville millénaire, puis le lecteur est embarqué dans un voyage dans les ruelles, les souks, les immeubles éventrés, les avenues dans lesquelles on croise encore les enfants qui vont à l’école ou, plus surprenant, une équipe de production locale qui tourne une sitcom.

Le livre est à l’image de son auteur. Ammar Abd Rabbo photographie aussi bien Alep sous les bombardements que le festival de Cannes ou des nus, comme ceux qu’il avait présentés l’année dernière dans une expo à Beyrouth… Ainsi, tout au long des pages, et à travers la diversité de ses contributions, le lecteur alternera entre moments de sourire et moments d’émotion. En le fermant, il versera sûrement une larme. Alep mérite un torrent de pleurs!

B.I.

 

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