Objets faits maison

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Objets: la beauté intérieure

Objets: la beauté intérieure D.R.

Une vilaine carotte, la condensation, un moule de verre à pied, la colère: tout, absolument tout inspire les jeunes créateurs entre design et artisanat d’art! Repérés sur les salons et les événements parisiens de l’automne (dont maison&objet, Révélations et la Paris Design Week), Sébastien, Kaori, Céline et les autres réinterprètent dans toutes les matières les humeurs du jour et les petits riens du quotidien. Du sautoir en forme d’intestin à l’objet déco qui montre les dents.

Les livres se mettent à couvert
Julie Auzillon aime mettre le livre en boîte ou lui tailler sur mesure un bel habit. Son défi est d’oublier le cuir pour lui préférer le papier, de détourner les techniques traditionnelles de la reliure et de faire du livre un objet dans l’objet. En 2014, Julie a créé sa propre collection de carnets, «Aizuri-e», où l’habillage graphique compte autant que la mise en forme de l’ouvrage. Pour réaliser la couverture, elle a notamment réactualisé le cyanotype, un procédé photographique ancien qui permet de révéler, dans les tons bleus, des dessins exposés au soleil. Passionnée par la reliure de création sur livres anciens, elle a déjà relié «Une saison en enfer» avec un habillage de papier associé à du bois, et revêtu «L’herbe bleue» d’un papier sérigraphié à l’encre gonflante. À la colle, elle préfère le découpage et les pliages japonais, et elle assume son penchant pour les polyptyques, ces couvertures à pans multiples qui en se déployant donnent des ailes à l’ouvrage.
À retrouver sur le Salon international du Patrimoine culturel, en novembre 2015.
julieauzillon.com

Les objets font du sur-place
Pour bien saisir les objets de Célia Picard et Hannes Schreckensberger, il faut connaître leur lieu de naissance. Et comprendre ce qui a présidé à leur création: matériaux locaux, techniques éprouvées sur place, traditions récupérées en guise de clins d’œil… Aux quatre coins du monde, New York, Chine, Afrique… leurs projets expérimentaux sont comme de petits concentrés du pays en question. Prenez Cape Town, en Afrique du Sud: les quartiers de la ville leur ont inspiré une collection de mobilier dont la natte murale Woodstock qui associe l’emezi, une sorte de papyrus local, et ces tiges d’acier utilisées de façon très graphique dans toutes les maisons du Cap. Ici, vagues et triangles en acier se transforment en patères. Mais c’est en Alsace, au Centre international d’Art verrier de Meisenthal, que Célia-Hannes a réalisé «Emissaire», une série de dix pièces uniques en verre fabriquées à partir de moules de verres à pied conservés dans le centre. À disposer sur un bureau, comme un paysage imaginaire. Sous un titre énigmatique, un usage à inventer.
www.celiahannes.net

Valérie Appert

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Editorial

Ma maison mon point d’ancrage

Aujourd’hui, à l’ère de la modernité, les gens bougent, se déplacent, voyagent, et s’adaptent à ce nouvel art de vivre appelé mobilité. Dans cet immense village qu’est devenu la Terre, nous évoluons dans l’espace technologique cultivant une relation fusionnelle avec nos portables et nos tablettes devenus les gardiens de nos souvenirs, de nos envies et de nos aspirations… Nous faisons salon sur la Toile, nous communiquons, achetons, vendons, organisons des rencontres et plus sur les réseaux qualifiés de «sociaux».

EXCLUSIF

Un architecte en quête de lumière…

Il n’est pas donné à tout architecte de construire avec son cœur. Georges Béchara fait partie de ces rares esthètes qui sont au service du beau tout en restant soucieux de préserver l’environnement. En amoureux de la nature, il conçoit des projets en fusion avec la terre qui les abrite. En osmose parfaite avec les quatre éléments indispensables à toute harmonie de vie.