Aujourd’hui, à l’ère de la modernité, les gens bougent, se déplacent, voyagent, et s’adaptent à ce nouvel art de vivre appelé mobilité. Dans cet immense village qu’est devenu la Terre, nous évoluons dans l’espace technologique cultivant une relation fusionnelle avec nos portables et nos tablettes devenus les gardiens de nos souvenirs, de nos envies et de nos aspirations… Nous faisons salon sur la Toile, nous communiquons, achetons, vendons, organisons des rencontres et plus sur les réseaux qualifiés de «sociaux».
Nomades technologiques, électrons libres, nous pourrions nous satisfaire d’un habitat interchangeable, anonyme, puisque nous transportons désormais notre vie dans nos poches et dans nos sacs.
Et pourtant, selon de récents sondages, la dimension protectrice de la maison semble primordiale pour la plupart des personnes interrogées. C’est entre les murs de son chez-soi qu’on vient encore se ressourcer, trouver l’apaisement, ce nid moelleux reste toujours le lieu de partage réel avec les êtres qui nous sont chers. Plus le chaos extérieur s’intensifie, plus notre attachement à ce refuge, à cette bulle aménagée à notre image, se raffermit. C’est là que nous puisons les énergies positives, c’est là aussi que nous donnons libre cours à l’expression de nos goûts et préférences, à notre imagination.
Après l’effort déployé en journée, le réconfort qu’offre cet abri douillet a comme une saveur exquise de bonheur retrouvé!
Ghada Baraghid









