Quelle est celle qui ne souhaite pas se laisser porter par le souffle délicat d’une brise nocturne? Qui ne rêve pas de se laisser bercer doucement dans un hamac en plein air et en totale liberté? Qui ne fantasme pas sur de petits cocktails de bonheur à siroter en toute tranquillité loin des multiples pollutions qui parasitent le quotidien?
Où donc a disparu cette légèreté, compagne joyeuse des vacances estivales? Est-elle coincée dans l’un de ces monstrueux embouteillages? S’est-elle égarée au sommet d’une immense tour en verre et en béton, ou perdue près d’une décharge de fortune?
On a beau la chercher partout, elle s’est volatilisée! Elle n’est pas là. Serait-elle quelque part étendue sur le sable chaud? Perchée sur un rocher en montagne? Cachée entre les bulles d’une flûte de champagne? Elle reste introuvable!
C’est que la légèreté est comme une fleur. Quand elle a soif, il faut l’arroser pour qu’elle puisse s’épanouir. L’été est certes bel et bien installé, mais le Liban souffre encore et toujours d’une pénurie d’eau.
Ghada Baraghid









