Qui est donc Miss Sloane?
Une héroïne typiquement de son temps. Une jeune femme qui ne se laisse pas avoir et qui est capable de naviguer avec lucidité dans les méandres d’un univers masculin à savoir celui lié à la politique et à la haute finance. Sloane est une battante. Mais comme il s’agit d’un film et qu’il faut bien qu’il y ait une intrigue, cette femme poussera un peu trop loin son désir de parfaite réussite. Elle en payera le prix.
Vous campez toujours des femmes de caractère, comme dans «Zero Dark Thirty», «The Tree of Life», «The Debt» ou «A Most Violent Year». Êtes-vous à l’origine de ces choix?
Au début de ma carrière, il y a environ une dizaine d’années ou un peu plus, je n’avais pas vraiment la possibilité de prendre l’initiative pour mes rôles. Par contre, j’ai toujours mis en avant ma liberté de choisir. Être débutante ne signifiait pas accepter tout ce qui se présentait les yeux fermés en me disant que ce sera toujours utile pour plus tard. J’ai le goût du risque et dire non est un risque, parfois payant et parfois pas. J’ai donc refusé des films autant que j’en ai accepté. Et certains de mes refus se sont avérés être de gros succès au box-office par la suite. Mais je ne nourris jamais de regrets. À partir du moment où mes choix sont arrêtés en totale indépendance d’esprit, je les assume quitte à commettre des erreurs.
Propos recueillis à Paris par Nabil Massad








