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Des ténèbres, peut jaillir la lumière

Des ténèbres, peut jaillir la lumière

Tapi au fond de soi-même, on procède souvent en fin d’année à un bilan général de la situation. On réfléchit à notre triste sort de citoyennes et citoyens d’un pays où tout va mal, où règnent la laideur, la puanteur, la violence, l’écœurement et la déprime depuis tant d’années…

Par ces temps obscurs, Nisrine Rouhana n’avait pas voulu perdre espoir malgré la maltraitance qu’elle subissait depuis des années. Armée d’une décision judiciaire garantissant sa protection et son droit de garde sur ses enfants, elle se croyait à l’abri. Et pourtant… Malgré la loi adoptée, après des années et des années de tergiversations, Nisrine n’a malheureusement pas échappé à son bourreau, ce mari brutal et sanguinaire qui l’a sauvagement abattue avant de la larguer sans remords dans le fleuve… Les FSI alertés n’ont pas accouru à son secours, nul n’était là pour la protéger, elle était seule et sans défense…
Quand donc, verrons-nous une vraie petite lueur scintiller au fond du tunnel? Un point lumineux porteur de bonnes nouvelles, à l’image de l’étoile du berger? Un rayon de soleil, un éclat de lune, une étincelle chatoyante qui puissent quelque part nous réconforter?

La lueur d’espoir est peut-être là, bien cachée derrière la grisaille. Il faut se le répéter sans cesse. Il suffit parfois de la désirer très fort, de la chercher avec ardeur, de la dénicher, pour la trouver, pour qu’elle vienne se poser délicatement entre nos mains.

Cette lueur, l’équipe de Femme souhaite l’emballer d’affection pour l’offrir à chacun d’entre vous, chers lectrices et lecteurs. Accrochez-la au sapin, préservez-la avec bienveillance pour qu’elle continue à vous accompagner tout au long de l’année à venir.


Ghada Baraghid