Étrangers au pays de leur mère

Le Liban qui se targue d’être un carrefour de civilisations, un vecteur de rayonnement culturel et de modernité dans la région… Ce même Liban continue, au XXIème siècle, à appliquer des lois qui remontent au Moyen-Âge!
Alors que le monde avance en termes de droit, notre pays reste à la traîne, figé dans son carcan patriarcal et discriminatoire…
On ne peut que rester bouche bée, ressentir colère et indignation face à certaines situations d’une injustice flagrante! Ainsi, les enfants nés de l’union d’une Libanaise et d’un ressortissant d’une autre nationalité sont considérés comme de simples résidents, au même titre que tout autre étranger venu passer quelque temps au Liban. Ils doivent renouveler régulièrement leur permis de séjour, sont privés d’accès à l’école et à l’université publiques, et le marché de l’emploi leur est inaccessible, surtout en ce qui concerne certaines professions. Plusieurs pays arabes ont récemment révisé des lois similaires par souci d’équité et de conformité aux traités internationaux. Pas le Liban, qui se proclame comme un pays respectueux des droits humains et ouvert sur l’Occident.